Archive for category: Life

Ali

La première vraie rencontre à Nancy c’est en 1999. Terrain vague du faubourg des 3 maisons avec Sam et Khader. Ma pièce est rose et verte, mon contour noir, le fond est chrome. Il faisait froid. C’était en hiver. Je rencontre Ali. Depuis on est « collègue » comme ils disent dans le Sud.

Je me souviens de ces allers-retours Paris-Marseille. TGV. Des grands moments de peinture. Des grands moments tout court. Il y a cette soirée où il me sort ses vieilles cassettes VHS. Il me montre le Lyonnais avec Joey Starr, Kool Shen, Squat, EJM. Il me montre HIP HOP ,Sydney et plein de vieux trucs qu’il enregistrait au début. Oui, au début. Parce que Ali c’est un vieux. Un des premiers dans la région. Une référence chez nous. Des gros cartons avec Khader (Cafar à l’époque) sur autoroute, en ville et un peu partout. Moi, je suis un toy. Lui, il a le style depuis un moment

  Y a pas d’histoire, avec lui c’est toujours simple. Il a le mot juste. Comme cette fois où on fait une voie en banlieue de Metz avec Same et Saus. Le lendemain, il nous accompagne pour prendre les photos. J’avais fait sauter un Jim Clarck qui était presque devenu illisible avec le temps. Calmement il me remet en place: « ça se fait pas Vince ».
Ali, c’est le rap et la soul avant tout. Je lui fais écouter les bons trucs de New-York mais il reste l’encyclopédie du rap français.

Il passe aussi à Paris. Il y avait ce procès de La Rumeur où il était monté pour les soutenir. Je me souviens qu’il était arrivé les mains dans les fouilles et sa brosse à dents dans la poche intérieure de sa veste en jean.

Ali, c’est ce graff « Touche d’Espoir » pour la sortie de l’album. C’est notre graff « Pocket Full Of Stone » . C’est la découverte de la digue de la Ciotat et nos multiples peintures. C’est cet échange au terrain d’Ivry. C’est aussi le seul qui connaissait mes paroles lorsque je rimais. C’est celui qui m’a fait continuer le jour où je voulais m’arrêter (lui seul sait). C’est évidemment le rendez-vous annuel à la jam de Nancy. Et puis c’est Ali le Magicien pour Maëlys.

Novembre 2011, il m’attend en bas de la rue Burdeau. La même Golf verte depuis que je le connais. Je monte. Less Du Neuf dans les enceintes. Rien à changé.

Ali, c’est un graffeur. Il pose Mash.

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Punchliner tee-shirt pour Oaré Wear

 

Voici une photo du t-shirt « Punchliner » dont j’ai réalisé l’illustration. Merci à Supa Dope pour les photos. D’autres photos réalisées à la foire de Lyon sont visibles sur Lectrics.

Pour  passer commande, rendez-vous sur le site d’Oaré Wear.

Plus d’info sur Supadope sur son blog, ici.

 

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Disgression

J’ai déjà mis mes graffs en ligne sur le web il y a quelques années. Je voulais montrer mes pièces au monde entier alors j’ai ouvert un fotolog. Puis j’ai laissé tomber.
Il y a quelque temps de ça, je me suis créé un flickr et puis comme j’aime bien les graffs germaniques j’ouvre même un streetfiles. J’y publiais des photos pour la plupart déjà diffusées en magazines. Mais peu importe, la démarche d’ouvrir un compte et de poster mes photos me plaisait.
Et puis le temps passe. Je mûris. Je me lasse. Je supprime tout. A vrai dire ça tournait en rond. Il y avait toujours les mêmes anonymes qui commentaient tes plus belles croûtes par des « dope », « cool piece », « nice colors » mais qui n’avaient, à mon sens, qu’un seul truc en tête: que tu cliques sur leur profil en retour. Un vrai plan de communication bien huilé.
Le graffeur est déjà un spécialiste de la communication urbaine, avec l’arrivée d’internet, il s’adapte et devient un as du plan com sur la toile.

S’ajoute à cela la machine elle-même (le site web) qui fait tout pour que l’abonné n’ait aucun effort à faire pour chercher du contenu. C’est lui qui vient à toi: mise à jour, mail automatique, etc. Tout pour te prévenir que tes petits copains viennent de diffuser de la « nouveauté ». C’est beau! Aucune action pro-active. Passivité. Enfin presque: Tu cliques. Tu passes à la suivante. Tu cliques. Tu passes à la suivante. Tu ne rates plus rien! Toutes ces photos à qui le spectateur va laisser quelques millièmes de secondes pour convaincre. Comble de l’irrespect. Je préfère organiser ma communication ici.
J’ai bien conscience que je m’assois sur des centaines de « vues », mais là n’est pas l’objectif premier. Ici je suis chez moi et toi tu as eu la démarche de venir…et ça, ça change tout ! Et puis ici, on met ce que l’on veut sans à priori: une pièce ratée, un sketch récent, une vieille photo, un texte, une idée, une pensée. On est pas en campagne électorale. Je n’essaye pas de te séduire mais de te montrer.

Internet. Au final, j’aime y découvrir les graffitis d’autrui mais je ne souhaite pas y participer. Je suis à la retraite. Je produis peu alors je préfère garder mes photos et les diffuser à bon escient. En fait, je suis resté à l’âge du magazine. C’est mon kiff. Tu feuillettes, tu regardes, tu scrutes…tu colles le magazine à 5 cm de tes yeux pour voir les petits détails, voir si c’est bien ton nom en dédicace. Tu prends le temps de t’imprégner de la pièce, de comprendre, d’analyser… Tu as aussi fait la démarche d’acheter ou de voler (selon tes principes) le magazine. Et puis le magazine reste au fil des années. Il peut ressortir d’un carton et être lu 10 ans après sa parution. C’est un objet qui se tient entre les mains de son lecteur. J’aime quand l’image peut se toucher.

Alors, j’envoie volontiers mes photos quand on m’en demande. Je le fais depuis un moment. Je sais que c’est pas classe du tout de dire ça, mais bon ma crédibilité dans le graffiti…voilà quoi. En y réfléchissant, cette idée a perdu de son sens depuis que tout le monde met son travail sur Internet. Il y a tellement de gens qui le font, qu’on peut se dire que finalement, cette règle tacite de ne pas envoyer ses photos était quand même bien hypocrite. On dirait que le graffeur s’émancipe.

Avant il fallait faire des tirages, envoyer ces petites enveloppes: ça coûtait cher. Maintenant tu fais un mail. C’est simple et rapide. Envie de montrer ce que l’on sait faire mais sur le bon support et dans le bon magazine. Là encore, difficile de faire son choix: les magazines qui tiennent la route sont devenus rares. Certains sortent du lot : Overkill, UP, Bomber, Incognito… Sinon, beaucoup de fourre-tout, de magazine « Pif Gadget » où la loupe est fournie avec ou encore « Le Parisien », magazines à sensation avec des interviews carambares où tu n’apprends rien. Dans ce type de parutions, l’interview reste d’ailleurs souvent un prétexte aux photos (alors que l’inverse pourrait être tellement plus passionnant). « Stylefile », je l’oubliais, le plus connu. Parfois d’excellentes photos, parfois de moins bonnes. En tout cas, il correspond le plus à mon graffiti (avec Overkill) c’est pourquoi je lui envoie mes pièces. Mais Underground Production reste pour moi la référence, tant pour la mise en page que pour le contenu rédactionnel ou encore le choix des articles. Il fait parler les gens et les graffitis.

Tout cela est bien controversé… Rien n’est blanc. Rien n’est noir. Il y a aussi du gris et d’autres couleurs.

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Writers talk – Potos Carrés 2011 – Kash-Izzy-Aple

Les acteurs et dialogues ne sont que pure invention. Toute ressemble avec des faits et des personnes réelles ne seraient que pure coïncidence.

Le mec à la casquette : T’aime bien toi ?
Le mec rasé : Mouais. Vite fait.
 Le mec à la casquette : T’as vu ce Kid. On dirait un graff des années 80. Franchement, rien de frais là-dedans. J’ comprend pas le kiff du gars à refaire des graffs à l’ancienne …J’préfère voir du Dondi ou du Kase2. Direct. T’as vu au fait. Kase2 il est mort.
Le mec rasé: Ah ouais! Ouf. C’est le mec des TC5?
Le mec à la casquette : Ouais mec!
Le mec rasé : Et matte son perso au Suisse. On dirait du Jay.
Le mec à la casquette : Son pote à côté c’est pas mieux. On dirait du GT.
Le mec rasé : Ouais. C’est Bewo. Il est allemand.
Le mec à la casquette : On l’a croisé tout à l’heure au stand de merguez.
Le mec rasé : Y s’la raconte.
Le mec rasé : Ouais. On dirait bien.
Le mec à la casquette : J’aime pas son graff. On arrive même pas à lire. T’as vu son contour ? Il a parkinson, le mec.
Le mec rasé : Hahaha! Grave. J’kiff pas du tout. Ca se voit que c’est pas maitrisé.
Le mec rasé : Le ABCDE, c’est grave pompé sur Aple.
Le mec à la casquette : Ouais ! Ca ce voit direct. Mais bon là, ça fait genre graphique.
Le mec rasé : Ouais. Là le mec à ramené son truc.
Le mec à la casquette : Yes !
Le mec rasé : J’capte pas leur délire à ces gars.
Le mec à la casquette : Moi non plus.
Le mec rasé : Viens on va voir le graff à Aroe. Il peint des enceintes dans ses lettres.
Le mec à la casquette : Ah ouais. Mortel.

Plus de photos des potos carrés ici

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Diksa

 

On se rencontre vers 2003-2004. On peint pas mal mais on sketch aussi énormément ensemble. A l’époque, il bosse dans le nord de Paris et moi j’habite juste de l’autre côté du perif’. Il passe quasi tout les jours à la maison. Il m’apprend le style avec un simple stylo bic et une feuille. C’est entre autre Diksa qui m’a donné le goût pour le tracé direct. Je me souviens qu’il te remplissait un A3 en quelques minutes avec lettrage, persos et tout ce qui fallait pour te renvoyer dans tes 22 mètres. Il trace ses lettres avec sa propre logique et t’emmène toujours là où tu ne l’attend pas. Ceux qui le connaissent savent de quoi je parle. Diksa c’est aussi un mec généreux, qui aime transmettre sa vision du graff, toujours prêt à sketcher ton nom ou te faire une maquette. C’est un des mecs avec qui j’aime parler de style. Pas le genre de gars à faire des chichis : quand ta pièce tue il te le dit et quand elle pue il n’hésite pas aussi ! J’aime sa franchise qui se retrouve dans sa peinture. On est sur la même longueur d’onde.

C’est sans aucune retenue que je peux dire qu’il est une de mes influences majeure dans mes lettres et ma vision du graffiti.

Respect a un génie du style.

video via Dize blog

Colors Parnters wall avec Diksa ici.

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Onicks Peack Gris Izzy in the background

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Croix rousse

2008 Lyon – Croix Rousse

Sonick, Byond (Heyst), Bewo – Sonick, Bewo, Sader

Un matin je me lève, je monte (monter c’est vraiment le terme) au terrain de la croix rousse. Je fais un graff fond noir tout seul. Je fini et remballe le matos. J’ai à peine passer la porte du terrain que Sonick s’arrête en caisse devant moi. Il est accompagné de Heyst. Les deux allaient se faire un mur. Il me restait des sprays, j’enchaine donc une nouvelle pièce avec eux (mur de gauche sur la photo). On passe une bonne journée. Je discute avec Heyst de rap français et de style évidemment…on se comprenait assez bien dans ce domaine. On se rappelle s’être croisé à plusieurs reprise au terrain de Saint Ouen ( il m’avait d’ailleurs à l’époque repassé une pièce pendant que je m’étais absenté pour aller chercher mon appareil photo une fois ma pièce finie).

Bonne session.

15 jours plus tard, Sader me rend visite, on continue le mur à droite. Sonick et Sader fond des pièces énormes, je fais une pièce taille normale.J’y met tout mes fonds de bombes. C’était ma période où je ne réfléchissais pas à ce que j’allais faire en intérieur. Je mettais de la couleur jusqu’à ce que j’en ai marre (photo du bas).

En 2008, 2009, j’enchaine souvent des murs dans ce terrain principalement avec Poes, Helas, Sonick. On se donnait rendez-vous le dimanche après-midi pour des peintures relax, pas de concept…de la détente. Depuis 2010, je n’y met plus les pieds. Les basketteurs du dimanche cassent les couilles (à juste titre…on remplit quand même bien leurs poumons ) et surtout une flopée de toy ont commencé à repasser des pièces qu’ils n’auraient pas dû. Trop vieux (et surtout autre chose à foutre) pour faire la chasse aux toys. On passe à autre chose.

 

 

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ALL YOU CAN EAT

Davis, je l’ai rencontré alors que je venais d’arriver sur Hambourg en 2001. Il bossait au magasin DaSource un des premier shop hip-hop de la ville (si ce n’est le premier- il existe depuis 93). Je ne connais pas la ville et pas non plus les spots.Je paye mes bombes, on parle un peut et il m’emmène à Itzehoe (un énorme spot à 45 minutes en voiture de la ville, connu de toute la moitié Nord de l’Allemagne). Première peinture à Hambourg, c’était avec lui: Davis (pour ceux qui connaisse les fanzines, c’est lui qui faisait Beastie Boyz -iciles derniers numéros mais les premiers étaient à la photocopieuse noir et blanc) . On est souvent fourré ensemble, il devient mon homeboy germanique.

Je fais mon temps dans la deuxième plus grande ville d’Allemagne puis je m’installe à Paris. Davis, passe quelques jours à la maison. Il emmène Cario dans ses bagages, son pote de toujours (et le mien aussi sur Hambourg même si on ne se voyait pas si souvent).Cario est aussi un graffeur de longue date. On chill et on se fait une peinture rue Ordoner. J’avais d’ailleurs appellé Serp ce jour là puisqu’il s’était déjà rencontré à Hambourg lorsque Serp est monté avec Saus une quinzaine de jours à la maison. On rentre à la casbah. On bouffe et on parle. Et puis je lui demande qu’est ce que c’est que cette putain de phrase qu’il met sous tout ses graffs « All You can Eat ». Il me répond que c’est son leitmotiv… »Tant qu’il y a à manger vas-y mange! Prend-toi mon graff dans la gueule et avale ». J’aime bien. Je me dis que ça pourrait faire un bon nom de groupe. Il est chaud. On monte le truc un soir autour d’un mafé aux épinards. Cario est dans le place, il monte dans le train All You can Eat. M*r**m* est la cuisinière du groupe. Official.

On reste longtemps tout les trois. Après, je squatte Berlin. J’invite donc mon poto de là-bas : More, à nous rejoindre. More fera rentrer Spot189 (avec qui j’avais souvent peint). J’enrôle Sader de  Metz puisque c’est mon gars dans l’Est et aussi le pote à More et Spot. On fait une pause, c’est avant tout un groupe d’ami…pas la dream team du graff. Je rencontre Gris à Lyon, j’ai un feeling dès le départ avec lui. Je le sent bien. Je lui propose. C’est le dernier rentré dans l’équipe. ALL YOU CAN EAT.

35 de moyenne d’âge.

La photo à été prise en 2009 lors d’un meeting All You Can Eat à Berlin. Elle ne représente pas tout le crew, puisqu’ il manque Sader et Gris qui n’était pas présent ce jour-là.

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Lausanne Pt. 2

Les photos du week-end à Lausanne. Click sur le montage pour voir le bande « en grand ».

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Lausanne Pt.1

Aple et moi, on parle depuis un moment d’aller faire un tour en Suisse et rendre visite à notre pote Kash.  C’est vrai que lui est déjà venu souvent à Lyon pour peindre mais pas forcement l’inverse. On se devait donc de booker une date pour un meeting des trois mousquetaires à Lausanne. Pas forcement évident d’accorder nos agendas mais on trouve finalement un week-end. Direction la suisse, son chocolat, son gruyère et ses montres.

Aple monte de Grenoble en train le vendredi: grosse bouffe à la maison. 2 heures du matin, je me rends compte que je ne trouve pas mon passeport (je n’ai pas de carte d’identité). Le matin, on décolle à la fraiche. Voiture, frontière. On tente…ça passe !

On s’arrête chez Kash et réfléchissons à  quel mur peindre. Il y a plusieurs terrains envisageables. On opte finalement pour un mur en pente assez proche de chez lui, derrière une école. Notre hôte à prévu du rouleau (de la « disp’ » (dispersion) comme ils disent en Suisse) pour le fond. Deux pots de 5 litres rouge bordeau / brun. Entre temps, un mec en fausse Harley se pointe. C’est Ryos, un collègue danseur/graffeur de Kash …un sacré loustic par ailleurs. On se place, on passe la disp’, on trace nos lettres. On avait peur d’être à court de fond, donc on laisse le fond noir qui était en dessous sur toute la partie haute du mur (on le recyclera plus tard en ciel de nuit). Je motive l’équipe pour un faire un mur spatio galactique …ils ne sont pas emballé : trop mainstream. Ils ont raison. Mais perso, j’aime bien quand même. Kash était chaud pour un fond avec des volcans. On trouve dans mes comics, quelques idées de fond de montagne. Kash mixera tout ça plus tard pour nous pondre un fond de qualité.

Revenons au tracé. Kash et Ryos avait leur sketch, ils enchainent les premières lignes rapidement. Aple tente un lettrage Aple pour finalement faire un Fact. Je commence par un I improvisé, j’enchaine par un double Z, que je reprends d’un sketch fait pour Abyss. J’aime bien l’enchainement des deux ZZ mais ce ne passe pas avec le I: j’efface et recommence la première lettre. Le Y me vient tout droit d’un sketch de mon black book.

Remplissage.

Pour le contour, je test un rose. Je demande son avis à Kash. Sa réponse me fait rigoler  » 80% des gars vont détester mais 20% vont sur-kiffer ». Je réfléchis. Et puis, je me dis que je fais partie des 80%. Il y a des fois faut savoir s’arrêter. Je choisis un bleu moyen. Entre temps, j’ai la dalle. Je veux me faire un kebab…ça tombe bien, il y en a un juste à côté : 9,50 Fr Suisse avec coca…abusé: c’est la Suisse, ça rigole pas.

Un jeune danseur/graffeur/ acteur de série pour enfant canadien qui passe ses vacances chez  Ryos est avec nous pour une bonne partie de l’après-midi. Ryos le coach dans un sketch qu’il réalise sur papier.

Ryos est comme Kash, un danseur (les 7 dollars, c’est d’ailleurs avant tout des danseurs). Il fait des pas non-stop sur des sons qui sortent de l’ipod qui rythmera toute l’après-midi. Kash enchaine le fond. Il me laisse toute la partie noire au dessus pour faire le ciel de nuit. J’en profite pour caller quelques planètes…

Le mur est bouclé. Aple, me fait une typo Lectrics, histoire de représenter. On fait les photos. Aple veut shooter le mur avec le métro qui passe au-dessus. Mais franchement, les métros suisses ils sont ultra-silencieux. Il passe deux fois : raté. On est crevé. On remballe (mais Kash reviendra nous faire la photo avec métro dans les jours qui suivent).

Le soir, Kash nous propose de manger chinois dans un restaurant. On se retrouve en ville avec Ryos pour faire le tour du centre, histoire de voir Lausanne (ville construite sur deux niveaux). Les 7 dollars nous font la promo du Mad : Une boite ultra réputée. « y-a des mecs qui viennent de France pour aller dans cette boite ». Des biatchs à la baywatch font la queue : « rien que tu fais la queue, t’as déjà le SIDA ». Pas trop notre came tout ça. On squatte une grosse place, bières à la main. Normal. Aple et moi hallucinons sur les tenus des filles qui sortent le soir : mini, mini, mini. Un truc impossible en France.  Ader (danseur des 7 Dollars) nous retrouve. Ryos nous fait golri avec son application iPhone T-Pain : un truc qui enregistre ta voix et te la ressort avec un filtre vocoder. Ca chille. On rentre à la casbah.

Dimanche, il pleut. On ira donc pas au lac et on n’ira pas non plus faire un chrome.Par contre, on se fait un gros petit dèj’ (un brunch quoi…) et on chill chez Kash avec ses amis. Retour en milieu d’après-midi. Dans la voiture Roc Mariano en boucle : il nous rend malade ce gars. Bon week-end. Bonne vibe. A refaire.

PS: Merci à Ader pour la paire d’Air max.

Photos par A76 à l’exception de la photo 1 par Kash

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