Archive for category: Life

Dessin à vendre

SALON

J’ai quelques dessins à vendre. Jetez un oeil sur le site : Red Wolves . D’autres sont à venir prochainement.

200 euro pour les A3 et 150 euro pour les A4. Les tracés sont au stylo bille noir et la colorisation au feutre.

Si vous voulez commander en direct ou si vous voulez passer une commande, voici mon mail info (at) lectrics.fr

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Mon compte Red Wolves

Le shop en ligne Red Wolves

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Le Izzy café

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Le Izzy store lance le Izzy Café: un rade pas comme les autres. Une sorte de writers corner où les mecs sortent les black books et les tirages papier. Certains s’affrontent à coup de lettrages inédits et de flèches aiguisées. D’autres bougent leur tête sur le dernier Showbiz. Chacun son dièse mais tout le monde y revient. Un lieu atypique où l’on parle styles, références, nouvelles découvertes et où on peut se mettre d’équerre pour un peu plus de 20 balles. Un ilot dans la mer qui ne demande qu’à rester inconnu du monde moderne. Un retour vers l’essentiel.

 

Cimer TRZ pour la tof londonienne.

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Kash book

Lac Léman – Lausanne

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Retour vers le futur

Mercredi, je passe chez Doc. Au moment où j’arrive ce con était encore en train d’inventer je ne sais quelle invention débile. Je lui demande s’il avait toujours la Delorean. Après tout ça fait une paye, mais je le conduisais plutôt bien ce petit bijou. Il me regarde avec insistance et m’indique le garage. Il passe devant. Je le suis. Doc ouvre la porte. D’un coup de main il fait sauter le drap qui recouvrait le bolide: la Dolorean DC-12 n’avait pas pris une bosse.

Doc me fixe à nouveau. « Tu veux aller où? » me dit-il. « A Berlin. J’veux repartir en 2007 et remonter le temps comme à l’époque, Doc ». Il hoche la tête et marque une pause comme s’il se perdait dans ses pensées : le bal, Einstein, les Lybiens, cette putain d’horloge de l’hôtel de ville, les 2,21 gigawatts. Le bon vieux temps. L’adrénaline. Mais également le danger. « Pas besoin que je te fasse le topo, Marty. Tu sais ce que tu fais » me rétorque-t-il d’un ton presque menaçant. »Ouais Doc. J’ai besoin de me ressourcer. Retrouver le style. Ici c’est mort et tu le sais. Faut que je reparte à la Mecque. J’ai pas le choix. Sinon j’vais raccrocher. »

« Ok, Marty ». Il me tend les clés. J’esquisse un sourire et lui conseil de changer de coupe de cheveux. C’est vrai que depuis que je le connais, il a toujours cette coupe à deux balles. Ca serait quand même bien qu’il change. On est en 2012. Bref. Sans une ni deux, je monte dans la caisse. Me refait la check-list dans ma tête. Tout est ok. Je règle les horloges. Sert le volant. Respire un grand coup. Je suis prêt.

D’un coup d’un seul, j’écrase la pédale jusqu’au planché. Les pneus crissent et laissent derrière eux un nuage de fumée qui finissent par encercler Doc et former les lettres A et E . J’arrive sur le boulevard. La Delorean est à pleine puissance. A travers le pare-brise, je ne distingue plus que des formes floues.2,21. Pffroump. Le moment est venu. En un éclair, je passe en 2007. Bienvenu à Berlin.

2007-Paw

2012-Shaw Bewo Poet

2008-Bewo

2009-Spot189

2011-Poet

2007-More

2011-Mur de Berlin

2008 -More Spot Bewo

2008 Bewo

2008 Shaw Kide Pyroe

2007

 

2012

2011 Izzy Davis

2011 Hocus Kide Shaw Paw

 

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Maelys

La première fois qu’on se voit c’était fin Novembre 2006, dans les beaux quartiers de Levallois. C’était cool. On décide de se revoir évidemment. Je l’emmène dans mon Clichy, juste derrière le périf’. J’avoue, j’ai kiffé quand je l’ai vu la permière fois. Je m’emballe peut être un peu et quelques semaines plus tard je lui fais un graffiti. Son prénom en 6 lettres. Je me dis que c’est obligé, elle va kiffer. Pourtant je lui montre la photo, je lui explique le délire du graffiti, des lettres, du style tout ça…et bizarrement j’ai pas vraiment senti qu’elle trouvait ça aussi cool que moi. Depuis je ne suis plus très chaud pour lui en faire un nouveau, même si je lui mets des dédicaces régulièrement. Ces derniers temps elle est même plutôt du genre à me faire culpabiliser quand je retrouve les potos pour une peinture du dimanche.

Au final, ça fait déjà une paye qu’on se connait. Elle me fait de plus en plus des phases de ptite meuf mais bon je me dis que ça va lui passer. Elle est quand même mortelle. J’avoue j’suis accro. Elle kiff toujours pas le graffiti. J’ai bien essayé de la pousser à s’intéresser au breakdance. Même Kash lui a montré des pas de danse. Mais là c’est pareil elle préfère le tutu et la danse classique. Novembre dernier on a fêté notre rencontre et aussi son anniversaire. Maelys est en grande section. Elle a cinq ans.

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Un monde presque parfait

Il y a les trainistes qui n’aiment pas les fresqueurs. Il y a les fresqueurs qui s’en foutent des trainistes. Il y a ceux qui aiment les deux et ceux qui font les deux. Il y a ceux qui sont dans le style. Il y a les suceurs, qui pourraient faire tes courses le samedi si tu leur demandais. Il y a ceux qui pensent qu’avoir leur graff à côté du tiens leur donnent du crédit. Il y a ceux qui parlent. Il y a ceux qui graff. Il y a les vieux qui ont tout vu. Il y a aussi les autres vieux qui ont tout vu, mais qui savent que leur principal mérite est d’être né avant toi. Il y a les autistes et il y a ceux qui veulent peindre avec toute la terre. Il y a ceux qui sont propres et ceux qui s’en foutent. Il y a ceux qui sont « technique » et ceux qui sont spontanés. Il y a ceux qui volent leurs bombes et ceux qui les achètent. Il y a ceux qui trouvent que le tournevis: c’est quand même abusé! Il y a aussi ceux qui sont des mecs de la rue, qui sont des punks à chien, des hippies, des gens de classe moyenne, des cadres à 40 patates annuelles sans les primes. Il y a ceux qui font les pauvres, qui te cassent les couilles pour rentrer dans une soirée à 5 balles alors que maman a payé le loyer et a fait les courses sur AuchanDirect. Il y a ceux qui veulent se donner une image, qui vont montrer leur tête dans toutes les vidéos. Et il y a ceux qui sont naturels.  Il y a les intégristes du graffiti et puis il y a ceux qui sont ouverts à tout et parfois même à n’importe quoi. Il y a les passionnés.  Il y a ceux qui sont collectionneurs. Il y a les gars qui ont un compte flickr, un compte facebook, un compte fotolog, un compte twitter, un compte streetfiles, un blog perso et aussi un tumblr. T’en a même qui sont toujours sur myspace. Et puis il y a ceux qui n’ont même pas d’e-mail. Il y a ceux avec qui t’es pote parce qu’il y a « le graffiti ». Il y a ceux qui sont en galerie, il y a ceux qui sont dans la rue. Il y a ceux qui vont faire un métro que personne ne verra. Il y a ceux qui vont faire un camtar que tout le monde verra. Il y a ceux qui comprennent et ceux qui ne comprennent pas. Il y a ceux qui sont journalistes à Voici.Il y a ceux qui se passionne pour les lettres. Il y a ceux qui croient avoir inventé un style, alors qu’on l’a déjà vu il y a 30 ans . Il y a ceux qui vivent dans la peau d’un autre. Il y a les gens humbles.Il y a ceux qui s’embrouillent pour une rumeur. Il y a ceux qui s’embrouillent tout court, tout le temps et avec tout le monde, ça en devient un passe-temps. Il y a ceux qui se disent artistes et il y a ceux qui s’en branlent. Il y a ceux qui passeraient autant de temps à dessiner qu’à faire leur promo, ils auraient un pure style. Il y a ceux qui ne connaissent pas les frontières : pomper, s’inspirer il n’y a qu’un pas. Et, il y a ceux qui écrivent sur ces gens là et qui n’ont vraiment rien d’autre à faire. En fait, il y a des gens comme toi. Il y a des gens comme moi. Il y a des gens comme eux. Ce qui est bien, c’est con est pas tous pareils…

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Noah’s Day

Retour en décembre 2009.

 

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Aple x Izzy – Les frères connards

Ce Fact en photo, c’est un peu l’anthitèse d’Aple76. Un lettrage rentré du premier coup sur un mur d’agglos.Ce n’est pas une moquerie, c’est juste qu’ Aple c’est plutôt la recherche sur mur. Le pseudonyme et son allure ne se décident que quelques minutes avant de tracer le premier trait. L’expérimentation à même le support, sans filet ou presque. Un affrontement sans préparation, « à la loyale », entre lui et les lettres.

Il en ressort les formes et l’enchainement du jour. Je ne veux pas parler pour lui mais je le connais un peu. Alors, je peux dire qu’Aple et moi on a la même vision du graffiti: la recherche, l’expérimentation de la forme (à notre niveau, sans prétention). Ne jamais faire la même chose deux fois. Evidemment, pour Aple on peut se dire qu’il a sa recette: ses taches dans les intérieurs, ses couleurs, son volume massif ,ses effets. A si méprendre on pourrait dire qu’il ne prend pas trop de risques. Pourtant, le style est inédit à chaque peinture. Il réussit à surprendre à chaque fois.

Il a la particularité d’associer des grosses formes et des phases beaucoup plus fines . En général la clé de la lettre , là où tout se passe, est ultra précise, parfois complexe. C’est cette opposition de formes vagues et de touches précises qui donne de la valeur à son style. Les lettres bougent.Elles ont du charisme, une assise. Chacune d’elles pourrait être isolée et conserver sa force. Parfois énormes, parfois minuscules, elles complètent la forme du mot, tout en cohérence. Il y a une touche « Adults » dans ce style. Je ne sais pas comment l’expliquer mais je sais la voir. Peut être ce mix Berlin/New York dont tout le monde parle. Un mélange de tradition et d’innovation.

Aple & Izzy, les frères connards. Lui ne l’assume pas vraiment (même si c’est quand même un vrai connard). Mais, moi j’aime bien…La french touch des Adult Entertainment avec Ante.

Aple ne dit jamais qu’une pièce est bien. Surtout quand il parle de la tienne. Sauf peut être cet été à St Etienne, où le mur penchait vraiment du côté droit.

 

photo par Aple76

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Book of Life

Nouvelle bibliothèque.  J’y ai mis l’essentiel. Des livres, des fanzines. Je passe mon temps à les regarder et serai pourtant incapable de dire quel livre est mon favoris. Plusieurs noms me viennent tout de même à l’esprit. Power of Style avec les pièces originales de Jack, les sketchs à Nick, l’alphabet de Des et puis les pièces de mes crew partner Shaw et Kide. Il y a aussi Writing – Urban Calligraphy and Beyond où je me souviens d’un texte de Poet, des sketchs de Bus et puis ces pages de Akim où il cherche des lettres dans les éléments de la nature (le premier 1/3 du livre est tout de même le plus intéressant). Lorsque j’ai la nostalgie de Hambourg, je regarde Hamburg City Graffiti. Même si le livre raconte l’histoire du graffiti hambourgeois, une grosse partie des pièces qui sont dedans correspondent à la période où j’y résidais. La série des Overground est irréprochable. J’attendais plus de Rockin’It Suckers (le livre des RIS) qui se feuillette rapidement mais qui  recèle de styles légendaires. Le On The Run sur Part1 et puis le livre de T-Kid pour lequel je n’arriverai jamais à allé jusqu’au bout (la traduction française est trop soutenu et le style assez lourd). Plus récemment, il y a Descente Interdite. Le livre le plus informatif et qualitatif que j’ai pu avoir entre les mains. Dense, on peut le lire, le reposer et continuer quelques semaines plus tard.

En terme de magazines, j’hésiterai un peu moins. Mes deux favoris sont le Backjumps avec la cover de Kacao et le Overkill « Miles Davis ». Ensuite si tu mets à part les XG et les Gettin’ Fame qui sont tous de qualité, mes favoris sont « étrangés »: UP, Stylefile, Incognito, Clique (sauf le dernier, le format journal le rend chiant à lire.). Bref. Je ne vais pas me répéter. J’ai déjà consacrer une partie d’un post au sujet des magazines,ici .

Le dernier roman que j’ai lu doit daté de ma première année de lycée mais c’est vrai que les livres de graffiti et les magazines j’aime bien. J’ai d’ailleurs toujours voulu faire le mien: livre, puis magazine. J’avais jusqu’à récemment envie de présenter les styles que j’apprécie avec des articles complets, des (vraies) interviews…beaucoup de textes et d’informations, d’expériences, quelques belles photos. J’avais envi de faire parler les graffeurs (parfois trop silencieux…en tout cas en public…parce qu’entre eux, ça parle beaucoup… hein!). L’idée me plaisait et puis je me suis renseigné sur les coûts, la distribution, le marché et je me suis vite rendu compte qu’à moins d’avoir un plan imprimeur béton, c’était voué à l’échec. Plus personne n’achète de magazines. Tout le monde va sur Internet. Il parait que c’est l’invention du siècle.

 

 

ps: Si tu lis ces lignes et que tu as un plan imprimeur pas chère et qualitatif, je suis intéressé.

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From Julien to Vince

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