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1001 Sketchs

Sans phrase, sans sens, ni fin et pourtant un livre est écrit. 1001 lignes en 180 pages. Il suffira de s’y appliquer: lâcher son trait, lui donner carte blanche et se laisser guider. Etre surpris par ses propres lignes. Croire qu’on les maîtrise, alors qu’il n’en est rien. Echouer, observer, étudier, tourner la page et recommencer… sans recommencer justement. Inédit à chaque fois. Pousser les formes et les lettres jusque dans leur dernier retranchement: qu’elles soient les plus originales possible sans en altérer leur lecture. Vider son encre sans retenue. Libre mais avec ses bases, son histoire, New-York. Former un ensemble cohérent mais pas forcement en équilibre.

Un mot se trace, il ne se fera pas deux fois car son trait à cet instant est unique, impossible à reproduire, c’est ce qui en fait sa force et son interêt. Une spontanéité brute, originale et instinctive.

Ce n’est pas de la branlette de sketcheur en mal de poésie. C’est vraiment ça mon dièse.

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Aple x Izzy – Les frères connards

Ce Fact en photo, c’est un peu l’anthitèse d’Aple76. Un lettrage rentré du premier coup sur un mur d’agglos.Ce n’est pas une moquerie, c’est juste qu’ Aple c’est plutôt la recherche sur mur. Le pseudonyme et son allure ne se décident que quelques minutes avant de tracer le premier trait. L’expérimentation à même le support, sans filet ou presque. Un affrontement sans préparation, « à la loyale », entre lui et les lettres.

Il en ressort les formes et l’enchainement du jour. Je ne veux pas parler pour lui mais je le connais un peu. Alors, je peux dire qu’Aple et moi on a la même vision du graffiti: la recherche, l’expérimentation de la forme (à notre niveau, sans prétention). Ne jamais faire la même chose deux fois. Evidemment, pour Aple on peut se dire qu’il a sa recette: ses taches dans les intérieurs, ses couleurs, son volume massif ,ses effets. A si méprendre on pourrait dire qu’il ne prend pas trop de risques. Pourtant, le style est inédit à chaque peinture. Il réussit à surprendre à chaque fois.

Il a la particularité d’associer des grosses formes et des phases beaucoup plus fines . En général la clé de la lettre , là où tout se passe, est ultra précise, parfois complexe. C’est cette opposition de formes vagues et de touches précises qui donne de la valeur à son style. Les lettres bougent.Elles ont du charisme, une assise. Chacune d’elles pourrait être isolée et conserver sa force. Parfois énormes, parfois minuscules, elles complètent la forme du mot, tout en cohérence. Il y a une touche « Adults » dans ce style. Je ne sais pas comment l’expliquer mais je sais la voir. Peut être ce mix Berlin/New York dont tout le monde parle. Un mélange de tradition et d’innovation.

Aple & Izzy, les frères connards. Lui ne l’assume pas vraiment (même si c’est quand même un vrai connard). Mais, moi j’aime bien…La french touch des Adult Entertainment avec Ante.

Aple ne dit jamais qu’une pièce est bien. Surtout quand il parle de la tienne. Sauf peut être cet été à St Etienne, où le mur penchait vraiment du côté droit.

 

photo par Aple76

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Book of Life

Nouvelle bibliothèque.  J’y ai mis l’essentiel. Des livres, des fanzines. Je passe mon temps à les regarder et serai pourtant incapable de dire quel livre est mon favoris. Plusieurs noms me viennent tout de même à l’esprit. Power of Style avec les pièces originales de Jack, les sketchs à Nick, l’alphabet de Des et puis les pièces de mes crew partner Shaw et Kide. Il y a aussi Writing – Urban Calligraphy and Beyond où je me souviens d’un texte de Poet, des sketchs de Bus et puis ces pages de Akim où il cherche des lettres dans les éléments de la nature (le premier 1/3 du livre est tout de même le plus intéressant). Lorsque j’ai la nostalgie de Hambourg, je regarde Hamburg City Graffiti. Même si le livre raconte l’histoire du graffiti hambourgeois, une grosse partie des pièces qui sont dedans correspondent à la période où j’y résidais. La série des Overground est irréprochable. J’attendais plus de Rockin’It Suckers (le livre des RIS) qui se feuillette rapidement mais qui  recèle de styles légendaires. Le On The Run sur Part1 et puis le livre de T-Kid pour lequel je n’arriverai jamais à allé jusqu’au bout (la traduction française est trop soutenu et le style assez lourd). Plus récemment, il y a Descente Interdite. Le livre le plus informatif et qualitatif que j’ai pu avoir entre les mains. Dense, on peut le lire, le reposer et continuer quelques semaines plus tard.

En terme de magazines, j’hésiterai un peu moins. Mes deux favoris sont le Backjumps avec la cover de Kacao et le Overkill « Miles Davis ». Ensuite si tu mets à part les XG et les Gettin’ Fame qui sont tous de qualité, mes favoris sont « étrangés »: UP, Stylefile, Incognito, Clique (sauf le dernier, le format journal le rend chiant à lire.). Bref. Je ne vais pas me répéter. J’ai déjà consacrer une partie d’un post au sujet des magazines,ici .

Le dernier roman que j’ai lu doit daté de ma première année de lycée mais c’est vrai que les livres de graffiti et les magazines j’aime bien. J’ai d’ailleurs toujours voulu faire le mien: livre, puis magazine. J’avais jusqu’à récemment envie de présenter les styles que j’apprécie avec des articles complets, des (vraies) interviews…beaucoup de textes et d’informations, d’expériences, quelques belles photos. J’avais envi de faire parler les graffeurs (parfois trop silencieux…en tout cas en public…parce qu’entre eux, ça parle beaucoup… hein!). L’idée me plaisait et puis je me suis renseigné sur les coûts, la distribution, le marché et je me suis vite rendu compte qu’à moins d’avoir un plan imprimeur béton, c’était voué à l’échec. Plus personne n’achète de magazines. Tout le monde va sur Internet. Il parait que c’est l’invention du siècle.

 

 

ps: Si tu lis ces lignes et que tu as un plan imprimeur pas chère et qualitatif, je suis intéressé.

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Ali

La première vraie rencontre à Nancy c’est en 1999. Terrain vague du faubourg des 3 maisons avec Sam et Khader. Ma pièce est rose et verte, mon contour noir, le fond est chrome. Il faisait froid. C’était en hiver. Je rencontre Ali. Depuis on est « collègue » comme ils disent dans le Sud.

Je me souviens de ces allers-retours Paris-Marseille. TGV. Des grands moments de peinture. Des grands moments tout court. Il y a cette soirée où il me sort ses vieilles cassettes VHS. Il me montre le Lyonnais avec Joey Starr, Kool Shen, Squat, EJM. Il me montre HIP HOP ,Sydney et plein de vieux trucs qu’il enregistrait au début. Oui, au début. Parce que Ali c’est un vieux. Un des premiers dans la région. Une référence chez nous. Des gros cartons avec Khader (Cafar à l’époque) sur autoroute, en ville et un peu partout. Moi, je suis un toy. Lui, il a le style depuis un moment

  Y a pas d’histoire, avec lui c’est toujours simple. Il a le mot juste. Comme cette fois où on fait une voie en banlieue de Metz avec Same et Saus. Le lendemain, il nous accompagne pour prendre les photos. J’avais fait sauter un Jim Clarck qui était presque devenu illisible avec le temps. Calmement il me remet en place: « ça se fait pas Vince ».
Ali, c’est le rap et la soul avant tout. Je lui fais écouter les bons trucs de New-York mais il reste l’encyclopédie du rap français.

Il passe aussi à Paris. Il y avait ce procès de La Rumeur où il était monté pour les soutenir. Je me souviens qu’il était arrivé les mains dans les fouilles et sa brosse à dents dans la poche intérieure de sa veste en jean.

Ali, c’est ce graff « Touche d’Espoir » pour la sortie de l’album. C’est notre graff « Pocket Full Of Stone » . C’est la découverte de la digue de la Ciotat et nos multiples peintures. C’est cet échange au terrain d’Ivry. C’est aussi le seul qui connaissait mes paroles lorsque je rimais. C’est celui qui m’a fait continuer le jour où je voulais m’arrêter (lui seul sait). C’est évidemment le rendez-vous annuel à la jam de Nancy. Et puis c’est Ali le Magicien pour Maëlys.

Novembre 2011, il m’attend en bas de la rue Burdeau. La même Golf verte depuis que je le connais. Je monte. Less Du Neuf dans les enceintes. Rien à changé.

Ali, c’est un graffeur. Il pose Mash.

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Brusk Jaws Izzy Peack Gris – Villeurbanne 2011

C’est un mur réalisé cet été à Villeurbannes avec Brusk, Jaws, Peack (Snort) et Gris (qui a géré tout le fond). Jaws est venu de Marseille pour l’occasion. C’est la première fois que l’on peint ensemble et l’alchimie est plutôt bien passé. J’avoue qu’il m’a bien botté les fesses avec son graff doté d’une dynamique que j’ai rarement vu. J’étais en petite forme ce jour là. Je signe d’ailleurs un graff statique où je teste pour la première fois des formes arrondies dans mes Z. Le graffiti à Peack me plait bien. Il trouve le challenge de poser un nouveau nom à chaque peinture. Je trouve l’exercice plutôt audacieux. Mention spéciale à Gris qu’il a fallu motiver toute la journée pour enchainer le fond. Mais le résultat valait la prise de tête (et il le sait) ! Dédicace à Raba qui n’a pas pu finir sa pièce ce jour là.

 

Click on the flicks for a closer view.

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Brusk Jaws Izzy Peack Gris – Villeurbanne 2011 Pt.2

Comme à son habitude Supadope est passé nous saluer. Nous ne nous sommes pas fait prier pour nous laisser prendre en photo. Voici quelque uns de ses clichés.

 

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Au pied du mur

Devant le mur. Le surface est vierge, pleine d’une couleur et vide de forme. Les meilleurs instants de cette journée sont juste devant moi. Quelques secondes seulement, quelques minutes. Le tracé. Un orchestre à un seul instrument. Une ligne qui sépare, forme, inscrit. Des lettres puis un mot devrait apparaitre. Ces lettres je les connais par coeur. Je les ai dessinées 1000 fois. Et pourtant. Je veux qu’elles soient à chaque fois inédites. Alors je sors ces feuilles. Mon laboratoire. Ces anti-sèches de l’écolier qui me rassurent. Je les regarde. Je les discute avec autrui. Aujourd’hui rien ne me va. Elles ne me parlent pas. Sauf ce « i » que je n’ai jamais fait.

Alors j’y vais. Je me lance. Je trace. C’est bien ce « i » qui se dessine. Il faut continuer, les autres attendent. J’aime l’instant alors je veux qu’il soit bref et intense. Que les lignes s’enchainent sans qu’il y ait à réfléchir. Un espèce d’instinct qui fait que la ligne c’est moi. Que quoi qu’il arrive ça donnera ce que j’attends d’elle. Je pose la feuille. Je n’en ai plus besoin. Je trace un Z, puis un autre Z. Une pause.Un Y.

Je pensais dompter ces lignes. Elles sont beaucoup plus sauvages qu’elles n’y paraissent. Il faudra ajuster, effacer, modifier leurs trajectoires pour qu’elles soient comme je l’entends. Aujourd’hui, ce n’est pas mon jour. Je n’aurais pas rentré mon « blaze » en un jet. Tout n’est pas perdu. Mais demain tout ira mieux.

Toulouse. Octobre 2011. Photo par Supadope.

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Diksa

 

On se rencontre vers 2003-2004. On peint pas mal mais on sketch aussi énormément ensemble. A l’époque, il bosse dans le nord de Paris et moi j’habite juste de l’autre côté du perif’. Il passe quasi tout les jours à la maison. Il m’apprend le style avec un simple stylo bic et une feuille. C’est entre autre Diksa qui m’a donné le goût pour le tracé direct. Je me souviens qu’il te remplissait un A3 en quelques minutes avec lettrage, persos et tout ce qui fallait pour te renvoyer dans tes 22 mètres. Il trace ses lettres avec sa propre logique et t’emmène toujours là où tu ne l’attend pas. Ceux qui le connaissent savent de quoi je parle. Diksa c’est aussi un mec généreux, qui aime transmettre sa vision du graff, toujours prêt à sketcher ton nom ou te faire une maquette. C’est un des mecs avec qui j’aime parler de style. Pas le genre de gars à faire des chichis : quand ta pièce tue il te le dit et quand elle pue il n’hésite pas aussi ! J’aime sa franchise qui se retrouve dans sa peinture. On est sur la même longueur d’onde.

C’est sans aucune retenue que je peux dire qu’il est une de mes influences majeure dans mes lettres et ma vision du graffiti.

Respect a un génie du style.

video via Dize blog

Colors Parnters wall avec Diksa ici.

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Les AYCE préparent un sale coup

Session avec Onicks, Gris, Peack.  Cliquer sur le montage pour l’agrandir

Je prend mon phone et j’appelle Gris pour lui demander s’il est chaud de peindre Vendredi. Messagerie. Je laisse quand même mes intensions. Pas de news. Deux jour plus tard SMS, Conf call et on arrange le meeting. Gris convoque Onicks et Peack. Onicks paye son aller-retour Marseille-Lyon . Peack (que je ne connaissais pas) confirme le rencard. On décide de taper le mur de la rampe de skate sur les quais du Rhône. Grosse visibilité mais le spot n’a jamais été officiel à ma connaissance. Des rumeurs de mecs qui ce sont fait sauté (pour faire un terrain, avoue que c’est pas génial…) et que des graffs vite fait confirme mes pensées. Mais bon, j’ai toujours voulu faire ce mur. Gris me le propose…je dis banco. Normal.

J’embarque un sketch que j’avais commencé pour un bouquin de coloriage pour enfant qui devrait sortir prochainement. Je prend aussi une bonne pile de comics car Gris se sentait de faire des persos et du fond (pas de lettrage pour cette fois). Sur le spot, on roulote. Gris démarre en plein milieu un vaisseau sous-marin. « Parfait ». Je place le point de mon I en dessous de manière à bien intégrer le fond avec le lettrage. Je trace mes lettres en même temps que mes collègues. Je galère dans mes couleurs de remplissage vu que je n’avais pas droit aux couleurs foncés et aux roses réservées pour le fond (j’avais justement beaucoup de ses couleurs dans mon sac). Pas grave. Je m’adapte et sort les fonds de bombes. Intérieur multicolore et volume blanc.  Dans l’impasse créative, je cède à la facilitée et sort un contour noir (ça faisait un moment que je n’avais pas sorti un contour sombre)…. Onicks colle son placard sur le mur et Peack ne se pose pas de questions (il avait fait son choix de couleurs avant de partir). Gris fait le bonheur de ses collègues avec ses éléments Marvelistiques.

Supadope ne passe jamais les mains vides, il a toujours son AK47 et nous mitraille de quelques rafales. Ismael, rentre du taf. Il fait un crochet, lui et son vélo. TRZ est dans la place aussi, c’est cool.

Ismael n’aime pas mon graff, la forme de l’ensemble ne lui convient pas . Je suis assez d’accord avec lui. Le Y aurait été plus intéressant si j’avais pu pousser le barre du bas encore plus bas mais elle touchait déjà le sol. Il y a une espèce de symétrie du I avec le Y qui ne sert pas le graff et qui rend différemment sur le sketch d’origine. Le premier Z est inattendu, je l’aime bien. Le deuxième est plus dynamique et s’enchaine bien. C’est pas le plus beau graff de 2011 mais il passe, d’autant que le fond le met en valeur.

Je me casse à 16h30…c’est la sortie des classes. Je repasse accompagné à 19. Il faut mettre quelques choses dans les bulles. On n’allait pas faire comme tout le monde, mettre nos crews et nos dédicaces. On fait parlé le mur et ses personnages «Retournons à la base Greetings. Maelys nous a prévenu que les AYCE préparent un sale coup. Onicks, Peack, Izzy, Gris1 : Allons-y ! ». Maelys à sa cassdèd, elle est contente mais bon il pleut depuis un moment.  Il est  20h. On remballe le matos.

Merci à Supadope pour les photos dont voici quelques clichés. Vous pouvez retrouver d’autres photos de la session sur son site ici.

Montage en haut de l’article par Gris

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Lausanne Pt. 2

Les photos du week-end à Lausanne. Click sur le montage pour voir le bande « en grand ».

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